mardi 5 octobre 2010

2006-2010

J'ai rendu le mémoire, je suis rentrée dans la capitale géante, je repars pour la patrie dans 6 jours pour clore ce chapitre de ma vie que fut le Master MCCI.

A ce titre*, ce blog -- qui m'aura accompagné durant une année de Licence, une année de pause et un Master -- voit aujourd'hui son dernier post. Bon, soit dit en passant, à raison d'un post tous les trois mois en moyenne, sa fermeture se faisait un peu attendre.

J'aurai une nouvelle présence en ligne** d'ici quelques semaines, recherche d'emploi oblige, mais en attendant, ce blog continuera d'être mis à jour.

Vi ses.

* Terme assez utilisé dans le mémoire pour qu'il me sorte par les oreilles.
** Idem, ce qui, compte tenu du fait que ça fait partie de mes spécialités, est un peu c... .

samedi 4 septembre 2010

Go East

Dans le but de finir mon mémoire de Master, je suis descendue dans mon ancien appart sur la frontière germano-polonaise. Je n'ai pas internet ailleurs qu'à 15 cm d'une prise ethernet par terre dans la chambre à coucher. J'ai trois pièces à moi seule. J'ai des voisins que je pourrai descendre voir quand j'aurai besoin de voir des visages, mais qui me laisseront tranquille car tout le monde aura sa propre vie à mener. J'ai ramené mon casque Skype exprès pour me donner autre chose à faire le soir que de zoner sur internet couchée par terre, et j'ai une pile monstre de CD qui (je l'espère) pourront passer sur la platine qui est dans le salon. Je ne vous dirai pas ma date de rendu parce que ça maintient encore un chouïa de mystère autour du projet, ce qui est toujours bon pour ma productivité (et il se trouve surtout que j'en ai parlé dans ce blog, sans doute.) C'est mort de chez mort ici (je préfère le terme "calme") comparé au hustle & bustle de la capitale, et je n'aurais pas pensé il y a un an et demi que je reviendrais y goûter de mon plein gré, mais je pense que j'en ai besoin.

Allons-y.

lundi 19 juillet 2010

How I wish you could see the potential
The potential of you and me
It's like a book elegantly bound but
In a language that you can't read just yet

You gotta spend some time, Love
You gotta spend some time with me
And I know that you'll find, Love
I will possess your heart [...]


- Death Cab for Cutie, "I Will Possess Your Heart", Narrow Stairs, 2009.

dimanche 18 juillet 2010

Ah oué, genre

Cet après-midi en allant faire un pit-stop urgent chez moi entre deux cultes (vie sociale doublée d'un engagement croyant obligent), j'ai vu un couple de lesbiennes s'asseoir en face de moi dans le S-Bahn. L'une, à droite, était tout ce qu'il y a de plus butch, des cheveux courts/ras déteints en doré et une carrure qui dit "je suis une femme forte et je don't take no crap from anybody." Sa contrepartie plus féminine cachait ses yeux derrière des lunettes de soleil et rassurait sa copine à coups de chuchotages tendres et de mains passés dans lesdits cheveux ras. Sa partenaire était visiblement en peine, quelque chose la dérangeait; ce qui la faisait sourire, c'était l'un ou l'autre mot émis par la femme assise à ses côtés. En piochant dans ma boîte à repas made in J'ai Plus Un Rond je me suis faite la réflexion que oui, on peut me parler des heures durant des rapports entre ce que je voyais et ce que me dit ma Bible, mais cette scène était avant tout touchante à voir, sion enlevait les quelques couches de jugements mal placés. Deux femmes en face de moi, visiblement amoureuses, deux personnes qui prenaient soin l'une de l'autre, au-delà d'une étiquette. Je suis descendue à mon arrêt de S-Bahn en me disant que j'avais eu mon image marquante de la journée.

Ce soir je suis tombée sur une mise à jour de ce blog, qui est le récit en vignettes BD de l'histoire de Sam, transman auto-identifié néo-zélandais, et de son copain Joe, FTM actuellement en transition. Ici, pareil. Je crois que si j'abordais le sujet des transpersonnes avec certains membres de ma famille, je ne serais pas encore couchée. Je n'ai même pas envie de pondre ma position sur le sujet sur ce blog parce que comme débat stérile, peu sont du niveau de celui sur l'identité queer vue par la foi chrétienne (à ce titre, jeter un coup d'oeil de toute urgence sur cet ouvrage d'Andrew Marin). Toute intellectualisation mise à part j'ai trouvé que cette BD était mignonne (on dit "mimi tout plein"), que les deux autoproclamés trannyfags étaient chous tous les deux et que dans l'ensemble, quand on me sort une BD comme celle-ci, sincère, cartoon et un rien marginale (à l'image du DAR! hasbian d'Erika Moen), j'ai simplement tendance à fondre.

En conclusion les amis, je n'ai pas de conclusion. Hormis qu'être croyante ça ne devrait jamais être un prétexte pour refuser de voir les gens comme ils sont. Soit des êtres humains qui aiment. Et qu'à un moment donné, réalité du salut ou pas, c'est pas le genre de la personne en face d'eux qui les empêche d'être à 100% des êtres humains qui aiment. Le cliché du dépravé ambulant, ça va bien cinq minutes.

jeudi 15 juillet 2010

C'est la question

"Là tu travailles ou t'es créative? Ou bien les deux?"
- Thomas, Berlin, juillet 2010

mardi 8 juin 2010

Ruminations, Berlin

C'est pas que j'ai envie de rester, c'est surtout que j'ai pas envie de partir.

Il y a beaucoup trop de choses à voir, à vivre, à penser, à rencontrer, à découvrir, et pourquoi pas à faire qui découragent aisément toute réponse solide à "Alors tu vas te poser où?"

Pétard, je suis juste comme gerade angekommen là. Le soleil non plus ne fait pas de mal. Ni les trottoirs made in germanique ou le fait de pouvoir entendre de l'anglais, du français, de l'allemand et du suédois à tous les coins de rue, mais quand même surtout beaucoup d'allemand, et de pouvoir prendre le S-Bahn de long en large pour aller au boulot, traverser d'Ouest en Est et umgekehrt. Franchement s'il faut être réveillé à l'aurore comme une vraie adulte, je préfère autant que ce soit dans une ville comme celle-ci. Tellement de gens à découvrir; tellement de parcs à se faire; tellement de cafés à squatter au coin d'une rue, de soleil et de nuages et d'averses et de vélos à éviter au risque de finir à l'hosto parce que t'as pas regardé où t'allais en bas de la colline bobo funky. Et j'ai même pas encore entamé de parler de la famille de gens en recherche qui se réunissent tous les dimanches matins bzw. soirs en quête de vérité, de bonne convivialité et d'un café allemand avec 1/2 de lait.

Non mais sérieux, vous croyez que je peux quitter une ville comme ça aussi facilement? C'est pas une ville d'ailleurs, en ce qui me concerne c'est un pays.

dimanche 4 avril 2010

Words

"I just remember feeling so ... crossing the bridge from here over to Friedrichshain with a friend and I was just so enormously, strangely happy."
- Jonas Hassen Khemiri, Berlin, 2010.

"I don't know why, but I just feel so happy right now. Thank you."
- Kaki King @ Lido, Berlin-Kreuzberg, 2010.

mardi 23 mars 2010

May be an adult but still got time to be emo

Pour une raison dont j'ignore les ramifications, lorsque le printemps est arrivé et l'euphorie première est passée, à l'heure où je devrais me sentir au mieux dans ma peau, je me remémore l'année où j'avais 14 ans. D'où me vient la puissante catharsis de réécouter du Kurt.

Nirvana, "Sliver", Incesticide, 1992.

***

Je vois mon mémoire de Master 2 pointer le bout de son joli nez.

jeudi 4 mars 2010

Le 4 mars, c'est une promesse

Playlist du 4 mars:

1. U2 - No Line On The Horizon
2. U2 - Magnificent
3. Jars of Clay - Fly
4. Tegan & Sara - I Won't Be Left
5. U2 - Electrical Storm
6. U2 - Stand Up Comedy
9. Le Peuple de l'Herbe - Swamp
10. Le Peuple de l'Herbe - Get Stronger*

Entre le concert du Peuple de l'Herbe mardi soir au Festsaal Kreuzberg (gones représentent sur scène, heimat-chez-moi, kiff absolu avec le son et kiffage du front-trompetman à fond) et le soleil et la neige qui sont tombées aujourd'hui dans les rues du Prenzlauer Berg, je déclare mon 4 mars officiellement célébré. Restent encore un repas made in Rewe et une soirée louange (bien vu).

* POGO POGO POGO!!!